Infirmes et souffrants avant même le violent séisme du 12 janvier, les 71 retraités pensionnaires de l'Asile Communal de Port-au-Prince vivent l'un des moments les plus terribles de leur longue existence et attendent toujours qu'on leur vienne en aide. "Au moins deux personnes âgées ont tenté de se hisser dans le bâtiment depuis le séisme, mais c'est dangereux", raconte Jean Emmanuel, l'un des responsables de cette maison de retraite, très endommagée par la secousse qui a fait plus de 111.000 morts. L'aide internationale qui afflue vers Haïti, pays le plus pauvre des Amériques, n'est toujours pas arrivée jusqu'à eux. Plus de dix jours après le séisme, les vieillards attendent des vivres, des soins et des médicaments. Ils dorment dans des draps souillés dans un jardin situé à proximité des ruines de leur ancien foyer, utilisant des pots de chambre et se lavant dans un espace exigu et dépourvu d'intimité. Le plafond du bâtiment réservé aux fe...
Ayiti se wozo. Men nan men tèt anplas nap rebati AYITI cheri nou an.