Plus fort que le séisme, j'ai crié Non à la mort! Par Claude Bernard Sérant Ma vie ne sera plus jamais comme avant le plus violent tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a failli m'emporter, comme des milliers de compatriotes, dans la tombe. Moi, Claude Bernard Sérant, rédacteur au plus vieux quotidien d'Haïti, Le Nouvelliste, centenaire qui reste encore debout, je suis marqué à jamais. Autant que mes pas foulent la terre de Port-au-Prince, je me souviendrai toujours d'une ville saturée de cadavres, de leur odeur pestilentielle... mon Port-au-Prince à moi, sous mes semelles de vent, sera toujours fragile aux moindres battements d'ailes. Avant que Port-au-Prince bascule en un rien de temps dans le chaos ; avant que le tremblement de terre du 12 janvier (magnitude 7,3 sur l'échelle de Richter) m'enlise sous les décombres de l'ancienne bâtisse de Konesans Fanmi (KF), une organisation oeuvrant dans le domaine de l'humanitaire, je me souviens d'...
Ayiti se wozo. Men nan men tèt anplas nap rebati AYITI cheri nou an.