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Affichage des articles associés au libellé séisme
Haïti : Monsanto et le "Projet Winner" Thalles GOMES Source: http://www.legrandsoir.info/Haiti-Monsanto-et-le-Projet-Winner.html Les médias ne parlant plus d’Haïti on se dit que tout s’est bien fini, que la solidarité internationale a permis de faire sortir le petit pays de la crise qu’il a subit en janvier dernier. Et bien non, en fait tout commence, même si le pays tente de se réorganiser et que la vie reprend doucement son cours Haïti n’en a absolument pas fini avec les crises. Tout au contraire, comme annoncé précédemment les vautours multinationales se sont jetés dessus avec l’avidité des investisseurs découvrant de nouveaux marchés. L’article de Thalles Gomes traite ici spécifiquement de l’action de Monsanto soutenue par l’USAID, UPS et la Kuehne+Nage qui au sein du Projet Winner (tout un programme) sont entrain de vassaliser entièrement l’agriculture haïtienne à leurs produits. Moins visible, mais qui causera au final beaucoup plus de dégâts et fort possiblement de...
QUI? QUI? QUI? Gary Victor écrivain haitien Par Gary Victor De nouvelles répliques ont été ressenties lundi après-midi à Port-au-Prince, comme pour nous rappeler qu'on aurait tort déjà de tout oublier pour que nous nous acharnions encore dans nos attitudes et nos comportements suicidaires. On a beaucoup parlé, après le séisme du 12 janvier, d'année zéro, d'une possibilité maintenant de repartir sur de nouvelles bases. Mais on ne repart pas sur de nouvelles bases, quelle que soit l'ampleur de la catastrophe, si on n'identifie pas sereinement les causes de cette fragilité qui a permis la destruction. Quelques semaines après le 12 janvier, il est malheureux de constater que beaucoup persistent encore dans des pratiques qui ont à voir avec nos longues habitudes de survie individuelles toujours préjudiciables à l'intérêt collectif. Des élans apparemment patriotiques sont motivés, au fond, par des intérêts purement égoïstes. Dans l'incapacité de notre société...
Haïti: Agriculture et reconstruction nationale On ne peut créer des emplois durables dans une agriculture non durable. L' agriculture haïtienne a besoin d' un nouveau souffle pour survire avant de devenir durable. L'une des conditions essentielles pour sauver cette agriculture est de changer le mode de gouvernance du secteur agricole en dépolitisant le Ministère concerné. C' est de cela qu'il s'agit dans cet entrefilet Mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, pour dépolitiser le MARNDR, il faut le politiser encore davantage. La gouvernance politique de l'agriculture est une affaire nationale qui intéresse tous les citoyens y compris le commun des mortels. Ce n' est pas une affaire technique, au sens strict, l'agriculture étant une activité bio-économique ( un buisiness ) et l'agronomie étant la science qui permet d' augmenter le volume et la qualité de la production. Donc, il n'est pas question d'agronomie dans ce texte mais ...
Revisiter l’intellectuel haïtien: sa nature, son rôle et sa fonction dans le corps social Par Hughes St. Fort (Deuxième partie) Dans la première partie de cette série (voir Haitian Times du 21 au 27 avril 2010), j’ai montré que contrairement au personnage moderne de l’intellectuel occidental introduit en France avec l’affaire Dreyfus vers la fin du dix-neuvième siècle, qui a ouvert la voie à l’engagement politique des intellectuels, l’intellectuel haïtien, dès le début de la naissance de la jeune nation haïtienne, a marché la main dans la main avec les différents pouvoirs en place et les classes dominantes haïtiennes. Pour trouver une image de l’intellectuel haïtien contestataire et fortement critique du pouvoir haïtien et de la société haïtienne, il a fallu attendre les années 1930 et l’émergence de jeunes intellectuels pour la plupart formés à la réflexion marxiste, comme Jacques Roumain, Etienne Charlier, Anthony Lespès… J’ai pris pour exemple type de l’intellectuel allié du pouvo...
Haiti-Reconstruction : A quoi sert la CIRH ? Par Yvan Pinchinat Devant la levée de bouclier des politiques contre la création de la commission Clinton, puis contre la loi sur l’état d’urgence prolongé, tout le monde se questionne ; Toujours est’ il qu’il faudrait que l’on se pose les bonnes questions. Alors reprenons ensemble : A quoi sert la commission ? -Difficile à dire. Qu’est ce qu’elle est ? Est ce un Etat dans l’Etat ? - Non, pas vraiment. Qui aura les pleins pouvoirs pendant l’état d’urgence ? La Commission ? Le Gouvernement ?- Pas clair. On n’avance pas facilement dans ce sens là ; alors, essayons à l’ envers. Qu’est ce quelle n’est pas ? Elle n’est pas un organe de gestion de projet ; ce n’est pas l’entité qui pourra faire de la maitrise d’ouvrage à la place du gouvernement. On ne gère pas les projets par vote ; il faut pour les mettre en œuvre adjuger des marchés, il faut, pour les superviser des ingénieurs expérimentés. Alors fera-t-on appel aux Ministères sectoriels q...
Comprendre les échecs pour mieux reconstruire Toussaint Louverture avant de rares hommes d'Etat haïtiens avait compris que la viabilité de son projet reposait sur sa capacité à « connecter » ces Africains nouveaux libres avec le grand réseau mondial du commerce et du savoir occidental. Il voulait par « l'imitation » faire de Saint-Domingue un Etat qui marche comme ceux inventés par les occidentaux. Certaines écoles de pensée y voient de l'aliénation, mais la Sociologie moderne et les Sciences du développement ont démontré que ce génie avait vu loin. Il était inspiré. Par les leçons apprises des Français qu'il a côtoyés, mais aussi par sa fine connaissance de la culture marron qui allait imprégner la mentalité haïtienne de ses marques profondes et douloureuses. En essayant de comprendre les retards de l'Amérique latine sur le registre du Développement , des sociologues latino -américains sont parvenus à la conclusion que le refus des élites locales de « connecter »...
Revisiter l’intellectuel haïtien: sa nature, son rôle et sa fonction dans le corps social Par Hugues St. Fort (Première partie) La première fois que j’ai réfléchi systématiquement sur la question de l’intellectuel haïtien, c’était dans le cadre de ma chronique hebdomadaire « Du côté de chez Hugues » sur Haitian Times. J’ai rédigé alors un texte d’environ 850 mots, dépassant ainsi le maximum réclamé par mon « publisher » à Haitian Times qui était très strict sur la longueur des textes rédigés par les chroniqueurs. C’était, je crois, en 2003. Je venais de commencer ma chronique, l’année précédente. J’avais écrit ma réflexion après avoir lu un texte du célèbre juge américain Richard Posner, texte qui allait devenir un peu plus tard un livre intitulé « Public Intellectuals : A Study of Decline ». Dans mon texte de 850 mots, je voulais faire le point sur la nature de l’intellectuel haïtien. Qui est-il ? A quelle tradition se rattache-t-il ? Où doit-on le classer dans une typologie de l’i...
Pour une révolution agricole en Haïti « Nous voulons que les dirigeants fassent de l’agriculture haïtienne l’élément clef de la croissance économique » Par Roger Michel* A. Exposé des motifs De par sa localisation géographique dans les Caraïbes, exposé à des perturbations météorologiques et sismiques croissantes, Haïti, à cause de la faiblesse de son administration territoriale, demeure l’un des pays des plus vulnérables de la région. Combinée aux conditions socio-économiques désastreuses, cette vulnérabilité constitue un état de risque permanent. Les dirigeants ainsi que les exploitants privés des ressources naturelles ne se sont jamais préoccupés de cet état de faits, malgré de nombreuses études menées à bien par des chercheurs haïtiens et étrangers. En effet, depuis l’Indépendance nationale (1804), le territoire est façonné et géré arbitrairement. Dans ce contexte le pays s’est enlisé dans une crise structurelle profonde et ceci dans tous les domaines, politique, économique...