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HAITI LA SAINT-VALENTIN SE FETE SOUS LES RUINES ET EN TOUTE DIGNITE

En dépit de la situation catastrophique régnant à Port-au-Prince et du grand désarroi de la population après le choc du 12 janvier 2010, les haïtiens toujours aussi magnanimes et altières célèbrent ce dimanche la saint-valentin. Des milliers de personnes ont encore pris part à des activités religieuses ce 14 février, 3e jour spécial de recueillement, dans le cadre d’un mois de deuil qui prend fin le 17 février, pour les centaines de milliers de disparus du terrible séisme du 12 janvier. La douleur ressentie pour la perte d’êtres chers n’a pas totalement effacé la traditionnelle fête de la Saint Valentin, célébrée par certaines catégories urbaines dans un partage de chocolats et de fleurs entres amoureux et amis. Les églises et les lieux de culte sont restés ouverts et des milliers de personnes se sont rassemblées sur des places publiques, écoutant des chansons religieuses et des prières diffusées à travers des haut-parleurs. « Nous espérons la délivrance pour Haiti », confie une fe...
Des enfants d'Haïti jouent au football dans un stade devenu un camp de réfugiés Dans le stade national d'Haïti, des abris de fortune parsèment la pelouse synthétique poussiéreuse, dont les abords sont envahis par une forte odeur de latrines, ce qu'ils sont dans les faits devenus. Mais les enfants qui y sont réfugiés depuis le séisme continuent de jouer, comme si de rien n'était. "Nous jouons tous les jours au football", raconte James Ly Harchill, un de ces gosses ayant survécu au terrible tremblement de terre du 12 janvier, présent aux côtés de 4.000 autres personnes venues chercher refuge au stade Sylvio Cator de la capitale Port-au-Prince, dont la façade s'est en partie effondrée. Le gouvernement a ouvert ces installations sportives, qui pouvaient accueillir 30.000 spectateurs assis avant la catastrophe, à tous ceux qui cherchaient un endroit où habiter après cette catastrophe. Agé de six ans seulement, James Ly Harchill sourit fi...