La tectonique de la misère Par Christophe Wargny * Publication simultanée dans le Monde Diplomatique de février 2010 [ 1 ] et sur AlterPresse Le séisme qui a frappé Haïti aurait tué près de cent cinquante mille personnes [ 2 ] et jeté plus d’un million de réfugiés dans les rues et les rares espaces vierges de constructions. Haïti, une histoire habitée de fléaux. Pas aussi naturels qu’il y paraît. Un gros orage peut y faire mourir plusieurs personnes et isoler un quartier. Détruire, à Pétionville, une école et ensevelir cinquante enfants. Submerger un ferry de quatre cents places, lors d’une tempête modeste, noyant plus d’un millier de passagers [ 3 ]. Un cyclone y fait des centaines de morts ; le même tue quatre ou cinq personnes à Cuba ou en Floride. Le pays a connu en 2008 quatre ouragans, qui ont notamment englouti la ville des Gonaïves, déjà frappée en 2004. L’Etat, chaque fois, s’est montré déficient, inerte ou corrompu. Un Etat qui compte sur les organisations...
Ayiti se wozo. Men nan men tèt anplas nap rebati AYITI cheri nou an.