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Affichage des articles associés au libellé universitaire
Haiti-Séisme : Le cataclysme des Duvalier et celui du 12 janvier 2010 Par Leslie Péan Les difficultés actuelles de la société haïtienne pour faire une transition vers un régime démocratique sont liées au refus des puissances tutrices de procéder à une vraie dé-duvaliérisation et une réelle dé-macoutisation après 1986. Il y a eu un refus systématique de savoir ce qui s’est passé de 1957 à 1986. La communauté internationale a imposé son refus de faire le procès du duvaliérisme sous le fallacieux prétexte que ce serait une « chasse aux sorcières ». C’était sa condition expresse pour forcer Jean-Claude Duvalier à abandonner le pouvoir. Le changement recherché n’a pas eu lieu et on est resté à la surface. La société haïtienne ne s’est pas donné la peine d’identifier les comportements qu’elle condamne et encore moins d’expliquer à la jeunesse les causes de nos malheurs. Les Haïtiens n’ont pas essayé de penser ce qui a rendu le duvaliérisme possible afin d’éviter son renouve...
Tremblements de terre en Haiti : une réflexion anthropologique Introduction Edmund R. Leach disait, dans la préface de son livre intitulé « The Unity of Man », L'unité de l'homme (1980 :15), qu'il partage avec l'anthropologue Raymond Firth « la conviction que la description ethnographique n'acquiert de valeur scientifique que lorsqu'elle entre dans des détails presque obsessionnels. » Je souscris à cette conviction. Est-ce pourquoi, je suis toujours à l'affut des faits, car l'anthropologie est empirique. Ce que l'anthropologue cherche à analyser est fait « d'interactions directement observables entre les hommes et entre les hommes et les choses. » Quand j'entends une nouvelle, je me porte sans tarder sur les lieux pour voir de mes yeux l'événement rapporté, questionner les gens et ramasser le plus de détails possible. C'est ainsi qu'à l'issu du tremblement de terre qui a frappé Haïti le 12 Janvier 2010, je me suis lancé d...
Les pertes sont énormes pour le secteur universitaire haitien Des milliers de morts dont des professeurs et des étudiants, plusieurs centres universitaires privés et publics détruits..., la formation universitaire en Haïti a connu un véritable revers avec le passage du séisme du 12 janvier. Les décideurs souffrent, hésitent... Les pertes sont énormes. Les bâtiments logeant la Faculté de Linguistique appliquée (FLA) et l'Ecole normale supérieure (ENS) se sont effondrés tandis que quatre autres locaux universitaires ont subi des dommages les rendant inutilisables. L'effervescente Faculté de médecine et de pharmacie (FMP), la Faculté des sciences (FDS), la Faculté des sciences humaines (FASCH), la Faculté d'agronomie et de médecine vétérinaire (FAMV) et l'Institut national de gestion et des hautes études internationales (INAGHEI) ont des locaux complètement lézardés. « Seuls les bâtiments de la Faculté d'Odontologie et de l'Institut haïtien pour les études e...