Jouer à l'autruche! Les habitants de Coupeau ignorent que l'épicentre du séisme meurtrier du 12 janvier 2010 se situait dans leur section communale. Ignorés par les autorités, ils vivent la tête dans les jambes, faisant fi des risques constants d'éboulement qui les menacent. Dès le premier dimanche qui a suivi le séisme, le rara n'a pas chômé, explique, l'air enjoué, Marie Lourdes. « C'est leur travail, poursuit-elle. Leur seule source de revenus. Les musiciens jouent dans des réceptions de mariage, et souvent ils sont invités à jouer dans des funérailles. » Munis de deux tambours, de deux vaccines et d'un petit piano sur lequel sont fixés les restes d'un mégaphone, le rara Téléco tient le pas encore ce dimanche 21 février, le 6e depuis que le tremblement de terre a secoué le pays. Il a fait danser ce dimanche-là comme à l'accoutumée. Cette séance de répétition qu'organise la bande à Coupeau précède un bal de funérailles prévu po...
Ayiti se wozo. Men nan men tèt anplas nap rebati AYITI cheri nou an.