Haïti: Chronique d'une folie incrustée Par Gary Victor, écrivain haitien Gary Victor, écrivain haitien Nous continuons à fonctionner dans l'escalier mental de notre folie ségrégationniste même dans l'après-séisme. Dans les camps, dans la tête des gens, il s'établit une hiérarchie sociale établie selon qu'on vit sous une tente, sous un prélart, sous un abri en toile, sous un abri en tôle et dernier niveau, sous un abri en carton. Il faut dire que parmi les tentes, il ne fait pas trop bien de se retrouver parmi ces tentes très basses qui étaient vendues ou distribuées avant le séisme. Un ami me faisait remarquer qu'il avait été assez surpris de voir un étranger vanter les mérites de l'eau que son ONG distribuait bien sûr gratuitement à des centaines de sinistrés, puis de voir ce même étranger sortir d'un supermarché trainant devant lui un charriot plein de bouteilles d'eau de boisson pour son usage personnel. C'était en vérité un bel exemple d...
Ayiti se wozo. Men nan men tèt anplas nap rebati AYITI cheri nou an.