Double casquette pour journalistes en territoire dévasté Arrivés à Port-au-Prince, la capitale haïtienne, dévastée par le violent séisme de magnitude 7,3 sur l'échelle de Richer, les journalistes étrangers sont contraints de jouer un double rôle : rapporter et secourir. Entre les cris désespérés sortis des décombres, des femmes qui pleurent la disparition d'un être, un vieillard qui gisait dans le sang, des enfants squelettiques abandonnés près d'un pan de mur où se dégagent des odeurs de cadavres... impossible de s'accrocher au seul microphone, calepin ou camera. « Avant Haïti, je n'avais jamais pleuré pendant une interview », confie Jean-Cosme Delaloye, après une semaine de reportage et de secours en Haïti, pays ravagé par l'un des pires catastrophes de l'humanité. Au-delà des chiffres - quelque 200 000 morts, 250 000 blessés et plus d'un million de sans abri, selon un bilan encore provisoire -, l'envoyé spécial de Tribune Genève se souviendra ...
Ayiti se wozo. Men nan men tèt anplas nap rebati AYITI cheri nou an.