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Articles

Affichage des articles associés au libellé Haïti
La nécessité d’une réforme du droit haïtien applicable à la détention préventive prolongée Par Alfred Reynolds , LL.M. Selon plusieurs conférenciers et participants à un atelier de travail sur la justice en Haïti,       «  le plus grand obstacle au bon fonctionnement de la justice [haïtienne] demeure la détention préventive prolongée [1]  ». En fait, le droit définit la détention provisoire ou préventive comme étant « l’ incarcération d’un inculpé (…) pendant tout ou partie de l’instruction préparatoire jusqu’au jugement définitif sur le fond de l’affaire [2]  ». En effet, cet inculpé ou accusé – pour être plus précis – est en détention préventive lorsqu’il est accusé d’une infraction pénale et il est mis en prison sous les ordres de la justice en attendant d’être jugé par un tribunal dans un délai ne dépassant quatre (4) mois ; mais, lorsque ce délai excède quatre (4) mois, l’inculpé est considéré en détention préventi...
Pour une révolution agricole en Haïti « Nous voulons que les dirigeants fassent de l’agriculture haïtienne l’élément clef de la croissance économique » Par Roger Michel* A. Exposé des motifs De par sa localisation géographique dans les Caraïbes, exposé à des perturbations météorologiques et sismiques croissantes, Haïti, à cause de la faiblesse de son administration territoriale, demeure l’un des pays des plus vulnérables de la région. Combinée aux conditions socio-économiques désastreuses, cette vulnérabilité constitue un état de risque permanent. Les dirigeants ainsi que les exploitants privés des ressources naturelles ne se sont jamais préoccupés de cet état de faits, malgré de nombreuses études menées à bien par des chercheurs haïtiens et étrangers. En effet, depuis l’Indépendance nationale (1804), le territoire est façonné et géré arbitrairement. Dans ce contexte le pays s’est enlisé dans une crise structurelle profonde et ceci dans tous les domaines, politique, économique...
Haïti: Fallait-il faire autant d'amputations ? Cette question est et a été développée en plusieurs occasions dans les médias. La plupart des ONG présentes s'en défendent farouchement : si elles n'avaient pas amputé à tour de bras, les patients auraient perdu la vie. Certaines ONG vont jusqu'à accuser les organismes rivaux dans le but évident de chercher querelle. C'est donc un sujet épineux qui mérite d'être traité et j'en fais aujourd'hui mon cheval de bataille. Tout d'abord, je vais donner mon opinion sur l'organisme qui a fait le plus d'amputations, ensuite je parlerai des indications qui les induisent, les autorisent et quel est le protocole à suivre. Plus loin, on essayera de comprendre la mentalité des étrangers qui viennent nous aider ; une mentalité souffrant de ce que j'appellerai « le syndrome des a priori ». Qui a le plus amputé ? Vous vous attendez à une réponse précise... Hé bien, vous n'en aurez pas! En fait, suivant ...
Reconstruction d’Haïti / Des experts prônent l’aménagement de villes parasismiques Le violent tremblement de terre du 12 janvier qui a fauché des milliers de vies et provoqué d’importants dégâts matériels chiffrés à environ 7 milliards de dollars, suscite un véritable débat sur la reconstruction d’Haïti. Différents secteurs impliqués dans la vie nationale, entre autres les institutions internationales qui viennent en appui au gouvernement et à la population sinistrée, planchent sur un plan de relèvement du pays. Malheureusement, dans cette démarche, l’alea sismique ne serait pas pris en compte, y compris l’aménagement du territoire. « Depuis la récente catastrophe, nous avons pu accumuler à peine 10% des connaissances sur le fonctionnement des failles actives en Haïti, alors que nous ne sommes toujours pas en mesure d’identifier avec précision les failles inactives », a déploré l’Ingénieur sismologue Claude Preptit qui intervenait lors d’une conférence-débat organisée par la Fédérati...
Discours du président René G. Préval à la conférence des donateurs à l'ONU   Monsieur le Secrétaire Général,  Madame la Secrétaire d’État, Monsieur l’Envoyé Spécial Président Bill Clinton, Madame la Gouverneure Générale du Canada, Michaëlle Jean,  Honorable P.J. Patterson, Représentant Spécial de la CARICOM,  Honorable Présidents du Sénat et de la Chambre des Députés d’Haïti,  Mesdames, Messieurs ministres et ambassadeurs, Mesdames, Messieurs  Les deux dernières fois où je me suis trouvé à cette tribune, à l’occasion de la 63ème et de la 64ème Assemblées générales des Nations Unies, c’était pour témoigner de l’expression de la souffrance de mes compatriotes, frappés par une série de désastres naturels : ouragans, cyclones et inondations. Bilan : 3 000 morts, des centaines de blessés et des pertes matérielles évaluées à 15% du PIB. Nous voilà aujourd’hui encore réunis ici à l’occasion d’une souffrance sans commune mesure pour les Haïtie...